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Au cœur de l'archipel aux 104 plaisirs

Découvrez l'histoire de la plus petite île privée de l’Archipel du Lac Saint-Pierre

L'Îlette au Pé au temps Jadis.  Le chalet de Germaine Guèvremont est vraisemblablement la première maison construite par une Québécoise avec ses droits d'auteur outrepassant ainsi la loi. En effet, le Code civil du Québec de l'époque accorde au mari tous les droits juridiques. Sans l'autorisation de son mari, la femme ne peut ni acheter, ni faire ou accepter une donation, ni commercer, ni intenter d'action, ni contracter, ni administrer ses biens meubles et immeubles. Cette situation ne change qu'après la modification du Code civil du Québec, en 1964. 

. Dans la mémoire collective, le nom de Germaine Guèvremont reste à jamais associé au paysage des îles de Sorel. En outre, la valeur historique de l'Îlette-au-Pé repose aussi sur les circonstances entourant la construction du chalet. Alfred Guèvremont (1855-1935), notaire et beau-père de l'écrivaine, acquiert une petite île de Sainte-Anne-de-Sorel en 1911. Il y laisse paître son cheval quand il va à son camp de chasse et de pêche sur l'île voisine, l'île aux Fantômes. Son propriétaire précédent, Olivier Paul, nomme l'île de ses initiales, « O.P. ». Au décès de son père, le mari de Germaine Guèvremont hérite de l'île. Cette dernière rebaptise l'endroit « Îlette-au-Pé ». En 1957, la romancière souhaite se faire construire une maison d'été sur cet îlot désert. Elle aime aller y méditer, écrire et chasser; son mari est cependant en désaccord. Elle décide alors d'utiliser ses fonds personnels, outrepassant ainsi la loi. En effet, le Code civil du Québec de l'époque accorde au mari tous les droits juridiques. Sans l'autorisation de son mari, la femme ne peut ni acheter, ni faire ou accepter une donation, ni commercer, ni intenter d'action, ni contracter, ni administrer ses biens meubles et immeubles. Cette situation ne change qu'après la modification du Code civil du Québec, en 1964. Le chalet de Germaine Guèvremont est vraisemblablement la première maison construite par une Québécoise avec ses droits d'auteur.

Au Chenal-du-Moine, près de Sorel, le mystère qui entoure le Survenant fascine les esprits. Sa puissante personnalité trouble tous et chacun. On ne sait d'où il vient ni ce qu'il cherche. Aux yeux de tous, il est «le grand dieu des routes», celui qui a le courage de répondre aux appels du vaste monde. Il affecte à l'égard des femmes une souveraine indifférence et se moque franchement des hommes. Son arrivée bouleverse la vie des familles Provençal et Beauchemin ainsi que leur entourage.

Ce roman de Germaine Guevremont a d'abord donné naissance à une adaptation radiophonique, puis à des séries télévisées entre 1954 et 1960, de même qu'au film d'Éric Canuel (2005). En 1950, Le Survenant était traduit en anglais par Eric Sutton et publié simultanément à Londres, New York et Toronto. Ses éditions anglaise (The Monk's Reach) et américaine (The Outlander) regroupaient en fait les deux romans Le Survenant et Marie-Didace en un seul volume.